Sur le bord du quai je regarde l’eau s’écouler…
Reflétant la lune et la laissant s’échapper…
Comme la peur qui ne fait que passer…
Le temps semble s’arrêter comme une image…
Laissant entrevoir dans son prisme au dessus d’un nuage…
La porte vers la forêt sauvage, là où il fait sombre…
Sur les sentiers, je me retourne pour voir mon ombre…
Elle n’est jamais là, comme un fantôme…
Comme un passé conjugué dans un océan de coton…
Il vient et m’enivre avec un parfum de nostalgie…
Des souvenirs viennent se heurter comme la flamme d’une bougie…
Contre l’air qui se transforme en vent puis en orage…
C’est plus fort que moi, il vient me prendre en otage…
Avec toute ma vie, mes rêves s’échappent vers l’inconnu…
Là où le soleil brille et dont les rayons caressent…
Ma destinée, celle dont je pense sans cesse…
Celle que j’essaye d’imaginer, de rendre plus belle…
Dans un élan d’émancipation et désirs frêles…
Sans oublier que ce n’est qu’un rêve éphémère…
Je reviens vite sur le banc au bord du quai…
Regarder la lune se décliner et devenir orange…
Comme un enfant qui cherche à se cacher de la fée…
Sa magicienne qui l’accompagne comme un ange…
Le regard vers les étoiles se remplit de larmes…
De mélancolie pour cette enfance perdue…
La tristesse me rend plus fort et c’est mon arme…
Pour voir la beauté de l’avenir dans une espérance absolue…
Filip
